De l’importance d’être photogénique en 2013

En montant ce blog un problème s’est vite imposé à moi : comment parler de mes coups de cœur mode sans apparaître sur les photos ? Parce que prendre en photos des habits pliés ou sur des cintres, c’est bien mais pas suffisant à mon gout. En effet ce qui est intéressant c’est de voir les associations qui peuvent être faites, de voir ce que les pièces rendent une fois portée et surtout les humaniser, leur donner vie.

Le problème est que je ne suis pas du tout, mais pas du tout, photogénique et là, je ne vous parle pas de quelques photos ratées par-ci par-là! Non… Je n’élèverais pas ça au rang de problème si c’était le cas !  Là je vous parle de 98% des photos sur lesquelles j’apparaît. Je vous parle d’une malédiction capable de gâcher les plus beaux moments que mes proches souhaitent immortaliser et surtout, de la terreur née de la propension qu’ont les gens aujourd’hui, à tout diffuser sur l’internet et les réseaux sociaux.

En effet, je ne peux pas toujours être sur mes gardes et éviter tout objectif et, même parfois, il m’arrive de me prêter au jeu en me disant « Aller ! Si ça se trouve, cette fois-ci ça va passer » sans oublier bien sûr, de prier les Dieux de la photo pour qu’une fois ils soient cléments avec moi. Je ne dois pas prier assez fort… Et c’est de là que nait cette terreur ; et si quelqu’un publiait les photos sur l’Internet, Facebook, Instagram, Twitter… Et si je n’étais pas assez rapide ! Que je n’arrive pas à me dé-taguer avant que mes contacts les voient et découvre alors ce lourd secret ? Parce que bien sûr, il est difficile d’aborder ce sujet sans subir l’hypocrisie de son entourage : « Oooh mais non ! Arrête de délirer, t’es très bien en photo ! ». Ce qui a le don de vraiment m’irriter.

Outre la terreur, ma non-photogénie provoque en moi de la frustration. Je m’explique : nombre de fois où avec les copains on regarde nos vieilles photos de vacances, de soirée. On se rappelle alors pleins de moments qu’on avait oublié et on rigole bien ! Et parfois vient cette terrible question : « Mais t’étais là, toi Flo, à cette soirée ? Parce que t’es sur aucune photo… ». Et me voilà reléguée au rang de fantôme… Et puis je me dit, que plus tard, j’aimerais bien aussi gardais des traces de comment j’étais étant jeune et feuilleté les vieux albums photos (ou faire défiler les diaporamas sur l’iPad 10). Malheureusement quand je m’imagine cet instant je ne visualise que l’expression de dégout sur le visage de mes futurs enfants. Je m’attends même à subir la colère de ma future fille en plein âge ingrat : « C’est de ta faute maman si je suis moche ! » (Claquement de porte).

Comme si ma peine n’était pas déjà assez grande il a fallu que notre société et surtout ma génération, la fameuse génération Y, portent de plus en plus d’intérêt à l’image. Avant, nous avions seulement besoin d’être au mieux de nous-même quand on sortait. Aujourd’hui c’est chaque jour que Dieu fait et surtout, il ne faut pas oublié de poster des petits Life Report sur Instagram, Facebook et maintenant Vine (ben oui! une sale tête, c’est bien plus drôle en vidéo!). Certains d’entres vous me dirons : « rien ne t’obliges à participer à la dégénérescence générale du monde ». Et vous avez bien raison, mais paradoxalement, même si je sais que tout ça n’est que vanité, moi aussi je veux y prendre part!

Pour finir, pour vous montrer que tout ça c’est pas des histoires, voici un exemple d’une photo prise par ma collègue lors d’une pause clope (et c’était pas la pire, celle-ci je l’ai effacé directement après).

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